LE DOMAINE DE SARAILLON, UN GITE 3 EPIS

maison

Réservations et Disponibilités

Saraillon, Pourquoi ce nom ?

« Saraillon » est le nom du lieu-dit. C’est peut-être un diminutif de « sarrail », qui veut dire « serrure » ou « verrou » dans les langues occitanes, mais aussi « colline » Le mot se réfère probablement au fait que, en effet, la colline à cet endroit forme un verrou dans la vallée.

On peut aussi rapprocher le mot de « sarail » en arabe ou en persan, qui veut dire « maison », « palais » (d’où « sérail », et la « Bab el Sarail », par exemple, à Beyrouth). L’idée n’est du reste pas contradictoire avec le notion de lieu clos et verrouillé. En ce cas, Saraillon serait un « petit palais ».

Histoire du domaine avant le gîte

Cette maison a été bâtie par le peintre et graveur Decaris, en deux étapes : au milieu des années 30, il acheta le terrain (une vigne dans les parties plates, et un peu de garrigue, sans eau ni électricité !), planta le jardin, et fit construire son atelier (non ouvert à la location), avec une tour d’où il pouvait voir la mer, en s’inspirant des villas italiennes qu’il avait connues quand il était pensionnaire à la Villa Medicis à Rome. Il avait été attiré là par deux considérations : d’un côté, la proximité de la Méditerranée, et un site de montagnes qui lui rappelait le site de Delphes ; de l’autre, la résidence, non loin de là, sur la « route des moulins » de la propriété du Docteur Chabaneix, dit « Nervat », poète lui-même et père du poète Philippe Chabaneix, dont il était très amis.

Pendant la seconde guerre mondiale, il mit la maison à la disposition de plusieurs de ses amis de « l’atelier d’Olive » (il s’agit d’Olive Tamaris, un peintre bien connu à Toulon) qui y campèrent au cours des combats de la libération.

Au début des années 70, il agrandit la maison avec une aile contigüe à l’atelier. C’est cette partie du domaine qui est louée.

Decaris (1901-1988)

Il a profondément marqué la maison de sa personnalité.

Decaris

Né à Sotteville-lès-Rouen le 6 mai 1901. Il a étudié les arts graphiques à l´École Estienne, puis à l´École des Beaux-Arts de Paris. Il obtient le premier Prix de Rome de gravure à dix huit ans. En 1943 il est élu à l´Académie des beaux-arts dont il devient Président en 1960. En 1962 il est nommé peintre officiel de la Marine Française.

Buriniste de grand talent il a d´abord gravé des estampes de grand format inspirées de ses souvenirs classiques. Il a illustré de très nombreux livres « Discours sur les misères de ce temps » de Ronsard, « Don Quichotte », pour lequel il voyagea en Espagne, « Les Eglises de Paris », « Macbeth », « Combourg » (de Chateaubriand), et beaucoup d’autres.

Il est un des grands dessinateurs graveurs de timbre-poste, en France, Monaco, Tunisie et autres pays francophones. Il a gravé ou dessiné plus de 600 timbres, dont 174 pour la France métropolitaine.

En juin 1981 le Musée de La Poste a présenté une remarquable exposition de ses oeuvres de très grand format, dont certaines avaient près d´un mètre de large, ce qui est difficile à réaliser, à la fois à la gravure au burin et à la presse.

Son style de dessin, notamment des visages, est reconnaissable entre mille, par la finesse originale des traits et le bonheur qui s´en dégage toujours.

Il réalise son dernier timbre français en 1985 «La France à ses Morts» et meurt le 1er janvier 1988.

Decaris

Le jardin du Gîte

allee

La « biodiversité » y est réelle. On y trouve toutes les plantes de la garrigue : le laurier tin (tiges droites et longues, feuilles vert clair allongées), la myrte (arbuste à l’écorce noire et lisse, aux formes contournées, aux petites feuilles vert sombre) poussent devant la porte d’entrée, où ils forment tonnelle ; les pistachiers et le térébinthe se trouvent le long du « rond de pin », avec les arbousiers (délicieux fruits à l’automne), les chênes kermès, le jujubier, etc…Le lierre garnit la « restanque » (mur de pierres sèches qui retient la terre à flanc de montagne) sur laquelle est plantée l’allée de cyprès.

Il y a des lauriers sauce dans le bois en face le rond de cyprès, des lauriers rose et du romarin autour du rond de cyprès (attention : toutes les plantes de la famille des lauriers sont toxiques, sauf justement le laurier sauce), un palmier. L’ancienne vigne a laissé un amandier, qui produit encore des amandes. Les oliviers et les platanes bordent la grille, avec aussi quelques arbres de Judée, aux belles fleurs violettes à Pâques. On trouve encore deux variétés de cyprès, des pins d’Alep, des chênes, et bien d’autres végétaux.

jardin

La faune n’est pas moins diverse : côté insectes, on trouve des vers luisants, des mantes religieuses (on peut les prendre pour de grandes sauterelles vertes ; elles mangent les autres insectes, et même, la femelle dévore la mâle après l’accouplement !) , des lucanes (le mâle possède d’énormes mandibules, qui le font appeler « cerf volant », des capricornes de différentes espèces (avec de longues antennes) , etc.. Les cigales, emblème méditerranéen, sont bien sûr toujours présentes (elles vivent deux ans sous forme de vers dans la terre, puis se métamorphosent et déploient leurs ailes ; elle n’on alors plus que quelques semaines à vivre ; elles sont faciles à entendre, mais difficile à voir). Il arrive qu’une grosse épeire diadème tisse sa toile entre deux cyprès dans l’allée : le spectacle, le soir, dans les phares des voitures est alors fascinant. On trouve aussi une grande variété d’espèces de fourmis, qui coexistent entre elles de façon plus ou moins pacifique.

rond

Le seul insecte dont il faille se méfier est le frelon (une grosse guêpe), assez abondant en été. Il n’est jamais agressif, mais il pique s’il se sent acculé. Si un frelon se pose sur vous, attendez calmement qu’il s’en aille, ce qui ne tardera pas. Evitez surtout les gestes désordonnés, qui lui feraient peur et lui donneraient de mauvaises idées.

Dans les vertébrés, il faut signaler les crapauds (ils chantent le soir au printemps), et les nombreux oiseaux : pinsons, rouge-gorge, rossignols, mésanges, grimpereaux, ainsi bien sûr que les pies qu’on trouve partout, les tourterelles turques, et les pigeons ordinaires. Les oiseaux de proie sont fréquents, mais difficiles à voir. Il y a deux espèces d’écureuils, les roux, à la queue touffue et abondante, et les loirs, gris, à la queue déplumée. Il ne faut pas chercher à les attraper (ils peuvent mordre). La nuit appartient aux chouettes, très abondantes.

jardin

Le Gite Saraillon

gîte

Gîte de France (3 épis). Pour 8 personnes (115 m², 4 chambres). De 500 € à 1000 € la semaine selon saison. Animaux non acceptés.

Rez-de-chaussée : cuisine bien aménagée, séjour-salon, une suite parentale avec baignoire, un wc séparé.
Premier étage : deux chambres composées chacunes de deux lits d'une place (en 90), une chambre comprenant un lit double, une salle d'eau / wc.
Chauffage central.

Dans une belle bâtisse style bastide donnant sur un grand parc arboré et clos, au calme, vous occuperez une partie, l'autre partie étant habitée par la personne faisant l'accueil, deux terrasses, salon de jardin.


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